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MARC 16 : 15,16 - (Suite 5)

Cher(e) ami (e), vous vous demandiez sans doute, si c’était par oubli ou par négligence que nous avions laissé tomber les termes « sera sauvé », inclus dans la consigne que le Christ donnait à ses apôtres, avant son ascension. Non, c’était volontairement que nous le faisions. Car cette expression parait trop fructueuse à nos yeux, pour ne pas nous interroger sur le sens de ce salut promis par le Professeur. A vrai dire, il n’y a pas lieu de cueillir tous les fruits qu’elle nous offre en ce laps de temps, voire les bien savourer. Non, nous ne saurions en tout parler dans la lecture de la fois dernière, parce que son analyse serait trop succincte. Eh bien, nous allons nous y étendre aujourd’hui, tout en nous référant au code. D’abord, nous tenons à vous rappeler que les termes « sera sauvé » viennent d’un seul mot grec : ”σωθησεται”

En premier lieu, voyons ce mot sur le plan grammatical, avant de l’analyser du point de vue d’énonciation.

En grec, c’est le futur passif du verbe σωζω, employé à la 3ème personne du singulier. Nous comprenons que le professeur par excellence, a transformé le verbe « sauver » à la forme passive. Nous saisissons également qu’il utilise cette voix passive à l’effet d’assurer une meilleure progression de l’information qu’Il publiait. Il pourrait dire « je le sauverai », puisqu’Il est l’agent qui sauve. Mais cette tournure n’offrirait pas la qualité exquise de son style.

Ce futur passif prouve que le salut n’est pas le résultat d’une simple information, mais celui d’un enseignement progressif. Une information qui commence par la description de l’évangile, passant à travers le baptême d’eau, pour parvenir au but proposé par le professeur, « sera sauvé ».

On lit le futur du verbe être, accompagné du participe passé du verbe « sauver ». Nous savons que le participe passé ne possède pas de valeur temporelle, mais, il sert à marquer l’aspect achevé ou accompli du procès. Pourtant, le participe en question n’indique pas le temps durant lequel cet événement heureux se produira. Mais, c’est l’auxiliaire être, au futur simple qui nous fait comprendre que le persuadé sera sauvé. D’où, d’après ce contexte, le salut du croyant est situé dans l’avenir. Ceci sous-entend que le persuadé doit nourrir de l’espoir du salut pendant toute sa vie terrestre. Un tel espoir va assurément le porter à persévérer dans la doctrine du Seigneur.

Attention ! Le mot « procès » que nous venons d’utiliser au niveau du 5ème paragraphe, d’après les linguistes, comme vous le savez, est polysémique. Il caractérise un mot possédant plusieurs sens. Soulignons-en quelques uns :
1) Faire le procès de quelque chose – C’est mettre en cause ou attaquer ce quelque chose
2) Faire le procès d’un être humain – C’est blâmer cet individu
3) Défendre un accusé lors d’un procès. C’est l’action en justice pendant laquelle quelqu’un est mis en accusation.

Mais lorsqu’un linguiste parle de l’aspect accompli ou achevé d’un verbe, c’est l’action ou l’état achevé du verbe qui est mis en évidence. Alors, dans « sera sauvé », on est tenu à mettre l’accent sur l’état de l’individu sauvé.

Effectivement, notre faculté de réfléchir est trop voilée, pour parvenir à intellectualiser la félicité dont les persuadés seront au comble à l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ.

Examinons en profondeur : sera sauvé

Du point de vue d’énonciation, nous considérons ces termes comme étant inclus dans un énoncé. Nous comprenons que l’énonciateur est Jésus. Il emploie ce verbe dans son sens dénoté. Cependant, plus tard, le Professeur qui devait le remplacer, à savoir le Saint-Esprit, a utilisé le même verbe « sauver » dans son sens connoté. Paul, sous l’influence du Saint-Esprit, dit en Romain 1 :16 : « Je n’ai point honte de l’évangile, c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit ». Le Professeur, ici, fait de ”Le Christ”, l’évangile ; ce que l’on doit prêcher. Nous ne croyons pas que ce soit pour la première fois que le Saint-Esprit a fait des mots ”Le Christ” synonyme de l’évangile. Car, en Actes 8 :5, nous lisons que : « Philippe était descendu dans la ville de Samarie, leur prêcha le Christ ». Ici encore, Paul dit qu’il n’a pas honte de l’évangile. Il ne fait que substituer ”Le Christ” à l’évangile, sans changer le sens de l’Oint de Yahweh. A part cela, il dit que l’évangile est une puissance de Dieu. «Δυναμις», énergie toute puissante. Alors, le Christ, dans son essence proclamée sous le nom de « l’évangile », est une énergie toute puissante de Dieu. C’était dans cet ordre d’idées, en répondant aux Saducéens qui l’assommaient de questions épineuses, a eu à dire : « Vous ne connaissez ni les écritures ni la puissance de Dieu » : Marc 12 :24. Si on lit attentivement Romain 1er : 20, on va comprendre que Paul a explicité ”Le Christ” est la puissance de Dieu. « Car, depuis la fondation du monde, ce qui ne peut se voir de lui, savoir et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence… ». Jésus Christ est la puissance éternelle. L’adjectif « éternelle », étant soudé au mot « puissance », exprime la qualité de la réalité positive de l’évangile. Il reflète le point de vue de l’énonciateur, à savoir Paul, sous l’influence du Saint-Esprit. Donc, dans le mot « éternelle », on remarque un adjectif qualifiant αιδιοζ, mot masculin et féminin, qui n’a ni commencement ni fin en tant que nature divine. Cependant, dans Apocalypse 14 :6, Jésus porta Jean à voir dans la vision un messager qui prêcha un bon message éternel (αιονιον), un bon message éternel qui n’a pas de fin, mais a la possibilité d’avoir un début.

Il ne faut pas confondre « l’évangile » : το ευαγγελιον, et «évangile » : ευαγγελιον, un bon message. Du point de vue des caractères sémantiques du déterminant, (rappel : la sémantique est la partie de la grammaire qui étudie le sens des mots. Il existe la sémantique diachronique (qui étudie l’histoire du sens des mots et la sémantique synchronique, qui étudie le sens des énoncés). Nous avons appris que le déterminant indique (s’il s’agit d’un déterminant défini) que la réalité désignée par le nom est une catégorie ou une espèce. Si on lit « le bon message », on sait qu’on a affaire à une catégorie et non une espèce. Maintenant, il faut savoir distinguer les catégories (qualité attribuée à un objet, ce qui se présente à la pensée). Car il y en a dix d’après Aristote : action, essence, lieu, manière d’être, qualité, quantité, relation, situation, substance. Donc, l’article défini ou déterminant défini précise que le nom « message » est une essence. Dans ce contexte, la réalité est non comptable. L’article défini a une valeur d’anaphorique. En d’autres termes, tout un chacun sait qu’on parle d’un seul évangile. Car, il n’existe qu’un seul Christ. Mais dans d’autres contextes, l’évangile est « un tout, un ensemble » dont les éléments sont comptables. Il n’existe qu’un seul bon message, l’évangile.

Cependant, quand on lit « un bon message », on comprend qu’on est en présence d’un déterminant indéfini quantifiant. « Un bon message », on sait qu’on a affaire à une espèce ou à une variété de messages. D’où, il est comptable. Il contient quelque chose qui peut être différent, c"est-à-dire, présente une différence par rapport à un autre.

Voila pourquoi le contenu du message lu en Apocalypse 14 : 6 est différent de celui qui est écrit en 1 Corinthiens 15 : 1 – 5. Car, le Livre dit : « Le messager prêcha un évangile éternel ».

A bientôt si Yahweh le veut bien.

A suivre…

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Nous vous rappelons que l"évangile n"est pas toute la bible comme beaucoup le pensent mais se définit comme la capacité active de Yahweh dans le plan salutaire humain. Il se décrit par les quatre éléments suivants énumérés en 1 Cor15:1-5, à savoir Christ est mort - il est enseveli - il est ressuscité - il est apparu à Céphas (Pierre). Croire autre chose que cela est croire en vain. Se faire plonger dans l"eau avant d"entendre et croire ce message ne sert à rien selon Dieu.


Après avoir entendu la prédication de l"évangile, celui qui croit et qui est baptisé au nom (Eis To Onoma) du Père, du Fils et du Saint-Esprit sera sauvé (Marc 16: 15-16) et Jésus ajoutera (Prostithèmi) le croyant à l"ensemble dans un seul lieu (Epi To Aouto) de la ville ou village (Actes 2: 47).