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Actes 2:47

    Si vous aviez réellement fait preuve d’une attention soutenue, en lisant le dernier décodage offert, relatif au rapprochement suivi que nous avions établi entre les termes ”sera sauvé”, lus en Marc 16 :16 et ceux mentionnés en Ephésiens 2 :8, où il est dit :”car vous êtes sauvés…”. Vous avez pu découvrir que nos dernières considérations présentées sur cette portion d’écritures, donnent matière à croire qu’on est sauvé pendant qu’on continue à vivre par la grâce divine, au moyen de la foi du Christ. Cependant, si l’on n’est pas encore convaincu de l’évangile, ou si l’on ne prend pas son temps pour lire soigneusement le décodage du jour, on va se complaire dans la conception qu’il existe une contradiction flagrante entre le déchiffrement lu la fois dernière et ce que rapporte la traduction des Actes 2 :47. Malgré cela, ne vous retenez pas de lire l’analyse du jour.

Examinons les mots qui constituent le codage du texte, d’abord.

”Ό δε κυριος προσετιθει τους σωζομενουϛ καθ ημεραν επι το αυτο”

”Ό”

    C’est l’article ou le déterminant masculin singulier. Il sert à souligner que le nom devant lequel il est placé, est pris dans un sens déterminé. En d’autres termes, il englobe dans sa signification, un genre (le masculin), une espèce (une personne). Cet article a une valeur d’anaphorique. Pour mieux dire, il évoque quelqu’un de connu dans la tête de Luc, l’auteur apparent du livre des Actes des Apôtres, écrit vers l’an 62 de notre ère.

”Δε”

    C’est une conjonction de coordination, signifiant dans ce contexte, ”or”. Ce coordonnant est un connecteur, une articulation, dont le rôle consiste à exprimer le sens de la relation existant entre les énoncés par lesquels l’émetteur, le Saint-Esprit, affirme quelque chose. Il affirme la structure hiérarchique du texte. ”Louant Dieu et ayant gagné la faveur du peuple.” (Le fait d’être connu et aimé du plus grand nombre de personnes). ”Or”, ici, sert à introduire un argument (un raisonnement destiné à faire triompher son point de vue). On se le rappelle, Jésus Christ avait promis de bâtir son église.  ”Tu es Pierre et que sur cette Pierre je bâtirai mon église.” Mathieu 16 :18.

”Κυριος”

    Ce mot signifie ”Seigneur”. Il est mis pour Ιησουυς, Jésus, Yahweh sauve. Il est le seul, en harmonie avec les autres entités divines, qui soit capable d’ajouter des membres à son corps.

”Προσετιθει”

    C’est l’imparfait de l’indicatif de προσετιθημι. Προς: vers; τιθημι: placer. C’est le fait d’ajouter un élément à un ensemble déjà constitué. Nous savons que l’imparfait est un présent dans le passé. L’imparfait employé par le Professeur dans ce contexte, est narratif. Il met l’accent sur les faits passés que l’on évoque dans leur déroulement au long de la durée. Luc explique ici, sous l’inspiration du Saint-Esprit, que tous ceux qui furent persuadés de l’évangile et baptisés d’eau, pour avoir la vie éternelle dans l’avenir, étaient ajoutés à un seul ensemble dans un seul lieu, quotidiennement.

”Τους  σωζομενουϛ”

    C’est le participe présent passif de σωζω, précédé de τους, accusatif pluriel de ό, signifiant ceux. D’où, ceux qui étant sauvés. Attention ! Nous sommes en présence d’un participe présent à valeur verbale de ”être sauvé”. Nous avons appris que le participe présent insiste sur le caractère à la fois concret et momentané du procès en train de s’accomplir, aussi a-t-il une valeur descriptive. Ceci sous entend que le Saint-Esprit insiste sur la manière dont le salut des gens en question est déterminée. C’est quelque chose de réaliste, mais pendant le temps ou l’on est resté attaché à l’ensemble dans un seul lieu, mis au monde par le Christ lui-même, à savoir l’évangile, les quatre (4) éléments. Car, être ajouté à l’ensemble dans un seul lieu, επι το αυτο, c’est être ajouté au Seigneur. Ceci s’explique en Actes 4 :14 : ”Des croyants étaient de plus en plus ajoutés au Seigneur”. Quelle métonymie ! On prend le possesseur pour la chose possédée. Le possesseur est le Seigneur et la chose possédée est le corps. Donc, être ajouté au Seigneur, c’est être ajouté au corps du Seigneur qui est son église. ”Il est la tête du corps, de l’église”. (Colossiens 1er :18).

”Ή εκκλησια”

    ”L’église”. ” L’ ” est un déterminant, un receveur de genre et de nombre. Pour ainsi dire, c’est lui qui reçoit le genre et le nombre qu’il introduit. L’, introduit le mot église qui est du genre féminin – et du nombre singulier. Donc, Christ est le possesseur d’un seul corps dont l’image est l’ensemble dans un seul lieu. Cette expression décrit la singularité de l’église dans une ville. L’ensemble dans un seul lieu est l’Eglise, le Royaume, l’Epouse, la Famille de Christ. Le lieu est une ville ou un village. C’était dans cette perspective que Paul avait dit à Tite, en Tite 1er :5 : ”Je t’ai laissé, dans cet objectif, que tu mettes en bon ordre, ce qui reste à régler, et que dans chaque ville tu établisses des anciens.” Vous voyez que Saint-Esprit a fait de chaque ville et de chaque église, des synonymes. D’ailleurs, c’est ce royaume que le Christ va venir chercher à la fin du monde, pour le remettre à son père (1 Corinthiens 15 :24).

    Rappel : C’est l’église catholique (celle construite par Constantin en 313) qui a inventé le mot paroisse à la fin du XIème siècle de notre ère. C’est tellement vrai qu’on parlait de parosse à cette époque. Et c’était en 1555, soit le 16e siècle que Wage l’a rendu paroisse (du latin paroecia : groupement d’habitations voisines).

    Cher(e) ami(e), Luther ne saurait découvrir que Christ est le Fondateur de son église dont lui-même est la tête ou le bon Pasteur. D’où, au XVIe siècle, le prêtre, étant sans jugement, sans discernement doctrinal, n’a pas fait référence à l’insistance de l’ensemble dans un seul lieu, au niveau de ses écrits. Ce qui a, en quelque sorte, contribué à l’affluence des dénominations dans les villes et des villages. Car, les contemporains et les successeurs du prêtre, ne se référant pas à l’original, ne font que suivre les mœurs et coutumes de leur prédécesseur.

    Cher(e) ami(e), du temps que nous n’avions été persuadés de l’évangile que nous connaissons aujourd’hui, les tenants des doctrines humaines, compte tenu de l’abondance d’églises existant dans une ville, nous enseignaient qu’après notre soi-disant ou présumée conversion, nous pouvions nous rendre à celle de notre choix pour y persévérer. Quel blasphème ! Certes, c’est une offense grave à la doctrine du Christ qui entend que nous y restions attachés pour avoir Dieu.

”Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, n’a point Dieu. Celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.” (2 Jean 9).

    Nous ne saurions mettre un terme à ce décodage, sans souligner à votre intention que le Saint-Esprit avait bien dit : ”επι το αυτο”, l’ensemble dans un seul lieu. Mais, ce sont les hommes qui ont substitué cette expression au mot εκκλησια, dans ce contexte. Ils le font en connaissance de cause. C’est pour pouvoir nous rendre confus par rapport aux idées qui nous conduisent à la vérité. Cependant, ils ont oublié de faire cette même substitution en 1 Corinthiens 11 : 20. ”Dans le rassemblement donc, de vous-mêmes, επι το αυτο, dans un seul lieu, ce n’est pas pour manger le repas dominical…”. Attention ! En disant ”repas dominical”, nous faisions référence à celui qui s’était présenté à Jean, le dernier prophète du Nouveau Testament, dans l"île de Patmos, en l’an 96. Car, en Apocalypse 1er :16 nous lisions : ”Il avait dans sa main droite sept étoiles et de sa bouche sortait une épée aigue à deux tranchants, et son visage comme le soleil qui luit dans sa puissance”. Alors, Christ est le soleil brillant. Dimanche veut dire jour du soleil dans le langage contemporain. C’est pourquoi l’anglais dit : Sunday, jour du soleil. En utilisant l’adjectif dominical, nous englobons :

1)    Le jour de la résurrection du Seigneur (Jean 20 :1er)
2)    Le jour de son apparition à Thomas (Jean 20 :26)
3)    Le jour où l’Église a pris naissance (Actes 2 :1er)
4)    Le jour où l’Église savait adorer (Actes 20 :7 ; 1 Corinthiens 16 :1 – 2), etc…

    Enfin, disons d’emblée que le Seigneur ajoutait chaque jour des éléments dans l’ensemble par le truchement de ceux qui persévéraient dans l’enseignement des apôtres, en vue de le faire passer comme ils le recevaient.

”Καθ ημεραν”

    Καθ, abréviation de Καθα: chaque, adjective indéfini. Ημεραν, accusatif singulier de ημερα, jour. (Nous croyons qu’il s’agit dans ce contexte de jour diurne, composé de 12 hures. Pourtant, ca pourrait être aussi chronologique puisque des gens savaient se faire baptiser au cours de la nuit, au temps de Paul).

A bientôt, si Dieu le veut bien.